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Catégorie : Témoignages.

 

Mischke, fillette polonaise d’origine juive, a 8 ans quand ses parents sont déportés dans les camps de la mort. Elle ne sait pas son nom de famille, ses parents voulant la préserver d’un sort tragique. Mischke est recueilli par une famille qui la transforme en Monique. Elle ne se sent pas chez elle, ayant perdu son identité. Seul « grand-père », un paysan chez qui elle va faire la navette pour ravitailler sa famille d’accueil lui donne l’envie de vivre, l’amour pour n’importe quel animal qui existe…

Comme elle ne sait pas que l’on a déporté ses parents mais qu’on les a emmenés « vers l’est », elle ne rêve que de les rejoindre. Un jour, grand-père lui donne une boussole et lui apprend ou se trouve l’est … Elle part donc à l’aventure « vers l’est » pour retrouver ses parents …

Grâce aux loups elle va apprendre à survivre, à aimer, à respecter …

Quatre ans durant, elle parcourra un chemin, accompagné par les loups, s’étendant de la Pologne à la Yougoslavie la Russie, l’Italie pour revenir à son point de départ.

Quatre ans ou elle endurera, la faim, la souffrance, les horreurs de la guerre, la mort des autres … juste avec sa boussole et son couteau …

Mais quatre ans pour  remarquer que l’homme est plus un animal que l’animal lui-même !

Revenue à son point de départ,  elle apprendra que ses parents sont morts mais indirectement…Comme elle n’a aucune identité, elle prend le nom de Misha, en pensant à ce résistant russe dont elle a croisé le chemin et qui tuaient « les boches »

Revenir à la « civilisation » est  pour elle une épreuve dont jamais elle ne sera habituée …

Elle a mis plus de 50 ans pour témoigner car personne ne voulait la croire…

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Un livre humaniste à lire et à relire !

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Un extrait :

« J’ai chassé la guerre dans ma tête, et les hommes qui la font, d’une manière assez frustre mais logique. Le boche est un assassin et un violeur, le russe est un fier combattant courageux, l’américain est un grand Bibi Fricotin qui est venu nous aider, comme le voulait grand-père. Les frontières pour moi, ce sont des couleurs sur une carte et des uniformes. J’en ai vu des frontières avec des uniformes ! Je suis passée  dans les bois comme  les lapins ou les écureuils. Je ne suis pas un humain, moi ! Je ne passe pas la frontière des hommes. »