Qu’il est loin ton pays, qu’il est loin …

Cette chanson de Nougaro, je la fredonne, pieds nus sur le sable, mains dans les poches de mon jean usé par le temps.

Mes yeux se perdent dans l’infini de l’horizon, cherchant à capter l’inconnue de part delà la mer …

Cette femme que je connais si bien et pourtant étrangère …Echanges infinis de propos épistolaires, qui me sonnent à l’oreille comme un immense écho de mon âme amère.

Si loin et si près…

Écrits épiques, brechtien, où les mêmes pensées, les sentiments communs sur la vue d’une vie, sordide et maladroite, ont réunis deux âmes séparées par une étendue d’eau.

Les larmes ont le la même saveur sur la peau blanche ou mate .Et d’un pays à l’autre, c’est la même pensée..L’une écrivant, l’autre comprenant, et le sens et la portée des mots. Mots qui s’envolent comme des colombes au-delà des frontières

Si loin et si prés …

Différentes et si proches, face à la stérilité des propos salaces, aux regards venimeux des envieux et des lâches … La même vision du monde … Un monde qui se meurt dans sa propre bêtise…

Si loin et si près…

Se connaître sans se voir, se voir et l’une et l’autre, par des mots couchés sur la feuille. Souffrir ensemble au prix d’une semblable solitude. Et je crie : « seule, seule au milieu des autres » Sa voix je la reçois comme une immense joie … « la solitude est nécessaire à ta souffrance ».

Si loin et si près …

Je tombe à genoux, devant cette mer si calme qui apaise mon âme. De l’autre coté de l’horizon, je sais qu’elle entendra mon cœur …Ma sœur de douleur en mon esprit s’installe …Moi, moi, qui te parle de l’autre bout du monde, dis moi ta solitude et je là transcrirai…

Si loin et si près….