ECRIRE C’EST »RESSENTIR »

Lorsque j’écris ? Je disparais. Je ressent un tel bien être, une telle énergie, une telle puissance que j’ai l’impression que je me nourris. J’aime les mots, je les vénère, je me mets à leur service. Je suis humble devant toute cette littérature française. J’adore écrire. Je respecte le plus petit mot au plus compliqué. J’écris avant tout pour moi. Je me fais plaisir. Si un jour je suis publiée, c’est que mes mondes ou mes idées plairont à d’autres. Je donnerais du plaisir aux autres ou bien je les ferai s’interpeller sur leur conscience, leurs propres valeurs morales, car que dire de ceux qui ne se posent jamais de questions ? En fait, je n’écris pas pour avoir un pouvoir ou pour étaler ma singularité au monde. « C’est moi que » ne m’intéresse pas à moins qu’il ne serve à d’autres … Sait-on jamais…

Lorsque je n’écris pas, je pense à ce que je vais écrire, à ce que je devrais écrire, à mes personnages imaginaires mais si je n’écris pas de longtemps, une tristesse, une mélancolie s’installe en moi. J’ai envie souvent de pleurer. C’est comme si je faisais une dépression… Je suis quand même étrange… De toute façon, je suis née comme ça, alors !