REGARDEZ PAR TERRE...
CEUX QUI ESSAIENT DE SURVIVRE
...DANS LA RUE...
(nouvelle protégée )
__VIVRE DANS LA RUE POUR LES ENFANTS ...
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Dans la rue, c’est comme pour les fauves : la jungle
Sauf qu’à Paris, c’est plus grand. Chacun son territoire.
Au début, c’est dur. Tu as peur, tu ne connais rien et tu dois y faire ta place.
Les premiers qui te repèrent, ce sont les pervers, les pédophiles. Ils te tombent dessus, tu es naïf, tu les croies. Ils t ‘invitent à manger, à dormir chez eux. Et puis, arrivent ce qui doit arriver ! Pour les garçons, comme pour les filles !c’est dégueulasse, c’est écœurant. Tu vomis, tu vas au bord de la seine pour te laver. Tu te sens coupable alors, tu n’arrêtes pas de te laver … Bref, tu es malade….
On appelle ça : « le baptême de la rue »
As t-on déjà entendu parler de pédophilie à Paris ? Non, car les hommes n’ont qu’à se pencher pour se servir !
En regardant la tour Eiffel, je me suis surprise à dire d’un air narquois :
- Cette tour n’est qu’un immense phallus de fer qui domine la capitale et le monde. Et quand je pense que des touristes de tout les pays viennent l’admirer, quelle naïveté ! Sur le promontoire du Mont Valérien, lorsque vient la nuit tombée, regarde qui domine Paris ! Montmartre ! Montmartre et son Sacré-cœur, tout de blanc vêtus, le blanc synonyme de pureté…
C’est là que débute ta fin…
Tu as 15 ans, tu mesures à peu près 1m40 et tu as de grosses joues. On te donne à peine 12 ans MAIS … dans certains cas, ça peut t’aider aussi…
C’est là que j’ai connu Renée, une fille de mon âge. Elle était bien plus dégourdie que moi. Sauf, qu’elle, elle fuguait toujours de chez son père et elle y retournait…
Un jour, elle m’a invité chez elle et son père était très gentil.
Il pensait que ça lui passerait, cette manie de traîner au lieu d’aller à l’école.
Cette école, que je regrettais tant, le savoir que je ne saurais jamais ….
Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’elle se droguait : je ne comprenais pas pourquoi elle réagissait comme ça. Elle avait tout…
Mais dans la rue, j’ai très vite appris qu’il n’y avait rien à comprendre. On n’avait pas le temps de juger les gens et on n’avait surtout, pas le droit. A chacun sa manière de survivre. Les gens étaient ce qu’ils étaient …
Mais, j’ai laissé tomber Renée, la drogue ne m’intéressait pas, ni son monde …
Dans la rue il faut apprendre très vite. D’abord, connaître chaque recoin, les endroits où l’on était sur d ‘être choper par les flics : les voies sans issues, la porte dauphine, le canal st martin…
Les flics, cela veut dire : orphelinat. Orphelinat veut dire : tabassage…
Les pires pièges : les voies sans issues. Un jour que j’étais poursuivie, je me suis retrouvée dans une voie sans issue.
J’ai tellement eu peur, que j’ai grimpé à la gouttière … pour me retrouver sur le toit …
Ensuite, je m’entraînais à grimper … ainsi m’as t’on donner le nom de « panthère ». Chacun doit se débrouiller avec ses propres atouts physiques ou mentals. Mental, car il faut être ruser pour échapper à tout un tas de faits ou choses qui te tombent sur le coin du nez…
Les flics, ça n’était rien par rapport aux « peaux de bêtes ». Ces derniers étaient les plus dangereux. Ils te tabassaient à mort pour un croûton de pain …où une pièce…
On les appelait comme ça parce que ils se comportaient comme des bêtes tout en étant des « êtres ». Aucun respect à attendre d’eux, même pour les plus jeunes ; le plus jeune que j’ai pu rencontré : 8 ans…
Dans la rue, tu ne t ‘appelles pas… où plutôt, tu t’appelles comme les autres t’appellent ; ils te nomment suivant comment tu te comportes. D’abord, parce que tu n’es rien. Tu n’as pas de passé et pas d’avenir… pas de carte d’identité pour les enfants de la rue, donc pas de nom ; en plus c’est une sorte de sécurité. On ne sait jamais ! Des fois que ceux qui sont pris par les flics, caftent…
… Tu es là… c’est tout…
Le rebut que la société ne veut pas. Notre maxime que Coluche a repris :
- la société ne veut pas de nous, qu’elle se rassure, on ne veut pas d’elle non plus…
Dans la rue, tu apprends à épier, tu repères le point faible des autres. Tu y est obligé, pour survivre, pour guetter la moindre attaque : « attaquer avant d’être attaquer ». Ceux qui sont tranquilles, tu les repères vite. Tu les respectes, ils te respectent … Tout va bien …mais… tu es quand même aux aguets. Tu dois toujours être sur tes gardes…
C’est toujours les mêmes enfants sur le même territoire, l’endroit où tu as décider de poser tes fesses, l’endroit où tu te sents le mieux, quoi !
C’est pourquoi, tu ne dois pas t’éloigner de ton territoire, ou alors en cas d’urgence… et puis il y a les autres… ailleurs… quelque part…
Dans la rue tu ne connais personne mais tout le monde te connaît…
Les grands de 20 à 25 ans te nomment : « petit frère ou petite sœur ». Quelquefois, ils t’embauchent pour faire le guet pendant un « cass. ». Quand ils ont finit, tu dois partir en courant avec eux. Le cass. se passe le plus souvent dans le XVI eme arrondissement. En général, ils embauchent les plus petits et ceux qui courent vite.
Tu es bien payé. Quelquefois, les grands frères, (quand ils ont fait un bon « cass. » et qu’ils sont contents) t ‘emmènent aux douches municipales et ils te rhabillent. Ils peuvent t’emmener au restaurant aussi…
Un jour, je suis restée en arrière, je voulais voir ce qu’était un « cass. » … J’ai arrêté…
Dans la rue, c’est très important d’être bien habillé et d’être propre. POURQUOI ?
D’abord pour ton moral, le respect de toi. Si tu ne te respectes plus, tu es foutu….
Quand tu ne fais pas de cass. , tu te laves dans la Seine…
Ensuite, parce qu’à l’heure des sorties d’école ou pendant les vacances scolaires, tu peux te balader DEBOUT et non en rasant les murs. Souvent, notre jeu était de passer devant les commissariats en souriant aux flics … qui nous souriaient. Personne ne pouvait dire qui vivait chez des parents ou qui vivait dehors.
POUR MANGER
Pour les garçons, c’est plus facile. Si ils ont un peu de culot, ils vont avec les grands frères à « La Coupole ». C’est un bar chic où les gens de la « haute » se retrouvent. Enfin, surtout les femmes !
Ces femmes sont délaissées et recherche de l’amour ou de la tendresse, le temps d’un week-end. C’est extrêmement bien payé ! Certaines recherchent de jeunes garçons de 8 à 10 ans. Elles n’ont pas d’enfants, c’est l’amour maternel pour 2 jours. En France, il est si difficile d’adopter ! D’autres, c’est l’amour physique, maris absent, mariages de raison, recherches d’aventures…
Toutes ces femmes, en général, ont des piscines. Certains de mes compagnons vont voir la mer… Je n’ai jamais vu la mer…
Pour manger, tu fais la manche (pas très recommandé !) ; tu aides les pick pockets (jamais accepté), tu voles dans les poubelles, surtout dans les pizzerias. En dernier lieu, tu vends tes cheveux…
Certains se prostituent … Newton (10 ans) est mort, d’un « amour » TROP … brutal…
Je préférais voler la nuit ; moins de flics, des petits magasins arabes ouverts qui exposent étalages. Le patron qui ferme les yeux … En hiver , il met des bananes, du lait chaud, du miel…MERCI….
Mon nom à alors changer … panthère noire…La nuit … amie….
Je cours vite, très vite …
Mon jeu préféré : me foutre à poil dans les cascades du Trocadéro et narguer les flics … En imitant les poules … Jamais prise, je connais toutes les rues de Paris…
Un petit cordonnier juif ressemelle nos vieilles chaussures …MERCI…
Les vêtements, on les pique chez « TATI », sur les étalages.
Notre vie est faite de courses…
Pour dormir, des cartons, des porches, Newton, Océane et moi squattons des maisons vides …
Pendant, un certain temps, c’est Lola, une prostituée qui m’héberge. Je dois dormir la nuit, pendant qu’elle travaille, et je dois partir à l’aube avant que son mac n’arrive. .. MERCI… Seulement son mac m’a repéré et veut me mettre sur le trottoir. Lola proteste, elle se fait tuer dans sa cuisine à coups de poing et de pieds. Je me suis planquée dans le placard sous l’évier. J’assiste impuissante à toute la scène.
Première vue de mort violente ….
Je dois fuir, je n’ai pas le temps de réagir : pas pleurer… pas pleurer…
Dans la rue, c ‘est un autre monde… à l’intérieur du monde dit : « civilisé »
….UN MONDE OU SE COTOIE LIBERTE ET ENFERMEMENT …
Ce qui manque le plus ? L’EAU … en hiver comme en été…
L’eau source de survie…
La pluie, amie de tous les enfants de la rue…
La pluie fait peur aux pervers, aux flics, aux passants.
La pluie nous lave de toute cette saleté du monde…
La pluie sous laquelle, je danse… je tourne sur moi-meme les bras levés vers le ciel, les yeux fermés, je danse avec le requiem en ré mineur de Mozart dans la tête, puis je m’envole avec lui …. Je sais pas chanter…
Quand il pleut, on peut dormir… Tranquillement…
« Fluctuât nec mergitur », il est battu par les flots mais ne sombre pas. Devise de Paris
« Tout être humain a de la valeur » devise des « gens de la rue », ceux qui y vivent.
Les clochards nous soulent en hiver, mais pas trop, il ne faut pas s’endormir d’un sommeil trop profond… Seulement se réchauffer
…. les clochards, ne pas toucher aux enfants …
Claude le philosophe, marginal et fier de l’être :
- les enfants quand c’est petit, c’est intelligent ; c’est quand ils grandissent qu’ils deviennent cons !
Pourquoi ? demande Newton.
- Parce qu’ils prennent les idées de leurs parents !
Claude qui m’apprend la richesse du cœur.
- ce n’est pas le pull que je t ‘ai donné qui est un cadeau, c’est la chaleur et la tendresse qu’il y a dedans.
- Le vieil indien t’appelle « kachina » ? Tu n’as pas le droit de te plaindre car au moins, personne ne pourra te voler ce nom, il est à toi et rien qu’a toi. A tu pesé le poids de l’amour donné ? Cela ne s’achète, ni ne se vend….MERCI…
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Tient, tient ! dit le vieil indien, le peuple des sans-amours !
HEIN ?
Je suis du peuple des « êtres humains », Pablo pour les américains,
Œil PERCANT pour les Navajos et vous êtes le peuple des « sans-amours ».
- Et nous ! dit Océane . On veut un nom indien !
« Fleur de maïs » pour toi et « scarabée » pour toi dit –il en montrant Newton.
Il me regarde et ne dit rien et je ne dis rien, non plus. Je m’en fous…
Plus tard, il m’appelle : « Kachina ». Pourquoi ? Dis-je déçu.
- Tu viens toujours avec la pluie !
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- lumos, lumos, dis-je en insistant. Lumière en espagnol !
- lumas, lumas, insiste t’il, « naissance de l’être humain ». Silence…
- Sais tu combien il y a de langues dans notre peuple ? Plus de 450…
Je ne peux que faire « OH…. » Admirative.
Oeil perçant interdit à Kachina d’aller porte dauphine, Kachina porte le poncho qu’il lui a offert et qui vient de Colombie. Elle a aussi autours du cou, pendu à un lacet, le poing fermé de la révolte, qu’il lui a sculpté dans du plomb.
Kachina ne connaît plus les interdits…
Porte Dauphine … Horreur ! …
Les « mateurs » la coincent …
Des femmes arrivent…
- Vous voulez qu’on vous aide ? Dit une voix d’homme.
Les « mateurs » s’enfuient. Kachina cherche où est l’homme.
Les femmes sont des hommes ou le contraire, elle ne sait plus. C’est pas grave, c’est « tout pareil » ! Ce qu’elle sait, c’est qu’ils lui ont sauvés la vie. MERCI …
Newton vient de mourir, tout seul, dans une rue sordide
…Deuxième mort violente…
Au sacré cœur, elle va chercher Dieu, mais Dieu n’est pas là, d’ailleurs, il n’est jamais là ! Il y a juste un petit homme en robe blanche avec un long ruban rouge. Il lui donne de la soupe, du pain et du pâté puis une espèce de brancard pour dormir.
Dehors, il gèle et en s’endormant, Kachina , pense que Dieu s’est réincarné dans ce petit homme… MERCI…
La réincarnation … C’est le lamaïste qui lui a dit…Il dit aussi en regardant les pigeons : je ne vois pas de pigeons, juste des colombes blanches qui chantent à mes oreilles. Il parle du « prince des montagnes »
Celui qui vient du Tibet… Le dalaï-lama … qui s’appelle … Tenzin… bref, un nom a coucher dehors … Les Mantras … La règle des 3 R. … MERCI…
Décidément , tout le monde a un dieu même les clochards : leur bouteille de vin !
Les ancêtres pour Oeils Perçants… Kachina , petite poupée indienne, dont on se sert lors des cérémonials … pour faire venir la pluie. MERCI…
Je pense que chacun invente son dieu, c’est un « accroche-vie ».
Œil-Percant est mort , Kachina le secoue, le sang est partout…
Mickey l’ange l’a tué … Pour avoir sa couverture…
Troisième mort violente…
Elle reprend la couverture et enveloppe son ami dedans… PUIS
Elle saute dans la seine… Pas pour se noyer… Pour se laver…
Pas pleurer… Pas pleurer…
Juste la tête qui explose…
MEDITATION… la confiance, l’amour, l’amitié ça ne s’achète pas et ça ne se vole pas dans les magasins… Derrière Kachina, tant de morts… Kachina porte mal en soi…
Le bonheur a toujours une fin , c’est le malheur qui ne veut pas partir. Il te colle à la peau…
Je suis là , au milieu de la place des invalides…
Les flics m’embarquent . Je suis dans ce qu’on appelle un « foyer ».
Je ne sais plus comment je m’appelle, ni mon âge, ni d’où je viens… Je ne sais plus tenir une fourchette, ni m’asseoir sur une chaise, je m’accroupis, prête à bondir. Je dors sous mon lit ,par terre. Les hommes ne peuvent plus m’approcher, je m’enfuis ou je sursaute…je ne parle plus du tout, je crie dés qu’un bruit survient. A mon entrée dans le monde « civilisé », je fais 1m61 et je pèse 30 kg…
Je ne veux plus aimer, je décide de faire fuir toute personne qui voudrait bien m’aimer… ne serait-ce qu’un peu…
Comment t’appelles tu dit la dame ?...
Je m’appelle pas…
__ FIN...
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ECRIT PAR CATHERINE BOYER (JUIN 2006)
MON PONCHO ///// CELUI DE KACHINA

LE POING DE LA REVOLTE SCULPTE PAR PABLO... DE DOS...

DE FACE :

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MERCI :
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Michel Pelletier (auteur compositeur)
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d’avoir écrit cette chanson sur les enfants de la rue : « Petit prince du trottoir » qu’il a fait interpréter par une chorale d’enfants (dont mon fils Johan ) et qui actuellement, est en tournée pour Amnesty International (LA VIVA ) ______________________________________________________________________________________________________
J.J. Goldman (que j’ai rencontré en 1985) et qui a écrit
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« Peur de rien, Blues » (Un regard d’en haut sur les gens d’en bas ! 1987)
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Coluche
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« pour les restos du cœur » et pour son sketch : « le clochard ». Merci d’avoir repris notre phrase sur notre vue de la société.
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Eric Massé (comédien et metteur en scène)
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pour sa phrase : « Je suis là, je suis toujours là ! » Et puis aussi pour être le seul qui ai pu m’approcher de près sans que je ne m’enfuie. Merci de m’avoir fait retrouver le mot : « tendresse » ; merci d’avoir su « écouter » le cri du silence et non pas « entendre » ;… par un simple regard… Merci pour : « seulement le froissement des ailes des pigeons, ce matin, sur le toit »(par courriel) _______________________________________________________________________
Michel Thion (écrivain poète)
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Pour ses poésies, dont beaucoup de passages m’ont touché .Ceux ci :
« l’homme, il m’a dit t’as qu’as siffler je peux pas, je sais pas »
« Et puis, il y a le bruit des chaînes à mes pieds… »
« Il est venu le tueur de patience Et MOI… J’ai froid de vivre »
Merci, aussi pour ce mess par mail : « Ce n’est pas si grave… » ______________________________________________________________________
Et bien sûr, mes enfants : Jimmy, Johan et Christopher car grâce à eux :
« Chaque matin, je remercie la vie d’être toujours en vie… » (Le peuple des sans-amours)
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JOHAN MON FILS CHANTANT "PETIT PRINCE DU TROTTOIR crée par MICHEL PELLETIER pour " La Viva" (Amnesty International)

POUR TOUS :
"N"importe qui peut sympathiser avec la souffrance d’un ami,
Sympathiser avec ses succès, exige une nature plus délicate "
………………………Oscar Wilde………………………