Qu'y a t-il au fond de toi ?

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi, septembre 11 2007

Dans les yeux de Laura

 

 

la déportation recommence...

 

ON VIENT CHERCHER DES ENFANTS A L'ECOLE... J'ai fait ce tableau en pastel et en urgence parce que c'est grave!

(texte en cours mais regardez dans les yeux de  Laura....)

On promet aux enfants le droit à l'école , à une éducation

 convenable et un respect de leur identité ... Où est passé

" liberté, égalité, fraternité " ?

 

c'est le même regard que tous ces enfants là :

(cliquez sur le lien...)

www.educationsansfrontieres.org/

________________________________________________________________________

PIERRE   

 - Alors Laura pourquoi es-tu si triste?

LAURA  -

"Je regarde le monde où tout a bien changé
Un monde où je voudrais ne pas être étranger
Où l'on pourrait encore inventer la tendresse
Où l'on pourrait défendre encore la madadresse"

___________________________________________

CATHY

-  y a t-il autre chose dont tu voudrais parler ?

LAURA  -

J’ai peur...Dis moi .......

Quelle est la bonne couleur, la juste religion

Celle qui serait normale où je pourrai grandir

Sans avoir à subir une quelconque répression ?

 

Dans mes livres d’histoire

J’ai lu bien des choses

 

Dans un autre pays, des peaux blanches ont  chassé des peaux rouges

Puis les ont enfermés dans des camps qui étaient des enclos

 

Dans les champs de coton, les esclaves étaient noirs

Le noir était alors couleur du désespoir

 

Puis l’étoile jaune a jaillit sur les torses endoloris

On a parqué ces gens dans des camps à Varsovie ou Drancy

Pour les emmenés en masse vers un avenir qui n’existait pas pour eux

 

 

 

...Ce matin à coté de ma chaise d’école, il y a celle de Salina …

 

…vide…

 

Salina a la peau blanche mais ses parents sont « sans-papiers »

Est-ce une nouvelle couleur ? Une nouvelle religion ? Un délit ?

 

Hier la police a surgit pour l’emmener dans un pays qu’elle ne connaît pas

La maitresse a crié, les enfants ont hurlés, Salina... elle...pleurait

 

Je pensais qu'en FRANCE , on était libre et égaux et fraternels mais je vois qu’il n’en est rien …

 

 

Alors on nous a mentit ?

 

                                                       ...Je regarde la chaise vide…

 

Demain, ce sera peut-être moi… je viens du Rwanda…

Mais je suis née ici !

 

J’ai peur, tu sais, J'AI PEUR !!!…

----------------------------------------------

 

Pierre:

- A chaque fois que je viens sur le blog de Cathy je te trouve triste.Tu es encore triste Laura?

laura:

-  Oui Monsieur

Pierre:

-  Appelle moi Pierre et tu peux me tutoyer tu sais.

Laura:

- Oui

Pierre:

-  Pour que tu sois moins triste on va faire une ballade en bateau mouche mais en fin de journée tu verras; l'ile Saint Louis est magnifique au coucher du soleil et tu verras la lune s'assoir sur Notre Dame .Après on ira manger un morceau ,tient on ira dire bonjour à Madame la Tour Eiffel et si tu es encore triste on écoutera Hélène Grimaud au piano ...tu verras... tu seras moins triste.

Laura: Merci Pierre

 

 

 

 

 

 

" Si tu trembles d'indignation à chaque injustice, alors tu es un de mes camarades " (Ernesto Che GUEVARA)

 

___________________________________________________________________________________________

 

 

 

vendredi, août 24 2007

SOS RACISME !!!! ANTISEMITISME....

 

Pour une fois dans mon blog : un article assez alarmant sur la politique et les politicars mais qui doit alarmer sur l'avenir de la religion juive ... ENCORE attaquée !!!

_________________________________________________________________________

AINSI L'HISTOIRE SE REPETE ET SE REPETERA TOUJOURS ....

DOIT-ON ACCEPTER CELA ? DITES HAUT ET FORT CE QUE VOUS EN PENSEZ. CET ARTICLE EST PARU DANS LIBERATION

 

--------------------------------------------------------------------

La «consonance israélite» réveille le zèle administratif !

Pour une carte d’identité, un document religieux est exigé d’une pied-noir en Seine-Saint-Denis.

Par Catherine Coroller

QUOTIDIEN : mardi 7 août 2007

Elle est encore bouleversée, Brigitte Abitbol. Elle ne comprend pas que pour un banal

renouvellement de carte d’identité, le greffier du tribunal d’instance de Montreuil (Seine-Saint-Denis)

se soit permis de lui demander, parmi les pièces à fournir,

«un acte de [sa] religion». «Parce que vous avez un nom à consonance israélite»,a-t-il expliqué.

 «Ils n’ont pas à demander ce genre de chose ; dans aucun acte administratif on ne doit prouver sa religion»,

 s’indigne-t-elle. Dans l’esprit de cette Française, juive née en 1950 en Algérie, tout se mêle:

le décret Crémieux par lequel les juifs d’Algérie se sont vus concéder en 1870 la citoyenneté française ;

 les lois de Vichy qui les ont déchus de leur nationalité ; de Gaulle qui les a rétablis dans leurs droits;

l’indépendance de l’Algérie qui les a contraints au départ ; le rejet anti-pieds-noirs dont

ils ont fait l’objet à leur arrivée en France.

 

Sur le même sujet

Furieuse.  Courant juin, Brigitte Abitbol se présente à la mairie de Montreuil

pour faire refaire sa carte d’identité. Là, première surprise désagréable,

elle apprend que, comme tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers,

elle est astreinte à une procédure spéciale. Depuis 1994, en effet, l’administration

exige d’eux un certificat de nationalité.

«Déjà, le fait qu’on me demande de prouver ma nationalité m’avait contrariée mais bon, admettons.»

Elle s’enquiert alors auprès du greffier du tribunal d’instance, chargé de délivrer ce certificat,

des pièces à produire. Une liste imprimée lui est remise : actes de naissance de son père et de sa mère, acte de mariage de ses parents. Une mention manuscrite a été ajoutée : «acte de mariage religieux». Furieuse, Brigitte Abitbol se présente au tribunal d’instance avec les papiers demandés, sauf «l’acte de religion». Entre elle et la «dame de l’accueil», le ton monte. C’est Brigitte Abitbol qui raconte : «La loi c’est la loi, vous fournissez ce qu’on vous demande», lui aurait rétorqué l’agent. «Vichy, c’est fini. Je ne bougerai pas d’ici tant que vous ne m’aurez pas montré le décret qui dit que je dois fournir un acte de religion», répond Brigitte Abitbol. L’agent appelle la police.

 

«Deux gars baraqués arrivent. L’un me dit :

Vous [les juifs, ndlr], vous vous sentez toujours persécutés. Vous n’êtes pas les seuls à souffrir. »

Lorsque les policiers voient la liste des documents demandés par le tribunal, dont le fameux «acte de mariage religieux», ils s’adoucissent.

Le greffier, qui avait refusé jusque-là de se montrer, est convoqué.

Il maintient sa demande pour cause de «nom à consonance israélite».

«Je ne le fournirai jamais», répond Brigitte Abitbol.

«Vous n’aurez pas votre carte d’identité», lui rétorquent les agents de l’administration.

Ancien commissaire de police et président du Bureau de vigilance contre l’antisémitisme,

Sammy Ghozlan entend parler de cette affaire et vole au secours de Brigitte Abitbol.

Il saisit François Molins, procureur de la République du tribunal de grande instance de Bobigny.

Celui-ci lui répond que «suivant les instructions qui sont données [par] l’Ecole nationale des greffes,

spécialiste de la délivrance des certificats de nationalité, le greffe [de Montreuil] demande

effectivement aux personnes [nées en Algérie et portant un patronyme à consonance israélite]

la production [d’un acte religieux], au même titre que l’ensemble des collègues du département».

En vertu de quels textes, les juifs d’Algérie font-ils l’objet d’un traitement spécial ?

 

La réponse vient du Bureau de la nationalité au ministère de la Justice.

Comme tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers,

les rapatriés d’Algérie qui demandant un certificat de nationalité, qu’ils soient juifs ou non,

doivent d’abord apporter la preuve que leurs parents étaient Français.

S’ils portent un patronyme à consonance gauloise, l’enquête s’arrête là.

Si le greffier soupçonne un patronyme d’origine juive, les investigations se poursuivent.

 

Objectif : déterminer si ces personnes ont obtenu la citoyenneté française

grâce au décret Crémieux, qui en a fait des Français de plein droit,

à l’égal de leurs compatriotes non juifs, ou si elles relevaient d’un statut «de droit local»,

ce qui en faisait des citoyens français de seconde zone.

 

A l’indépendance de l’Algérie, en 1962, seuls les Français de plein droit ont conservé leur citoyenneté,

 les autres, devant, pour rester Français, souscrire avant le 21 mars 1967

une déclaration «recognitive» de nationalité française.

Passé ce délai, ils ont perdu leur citoyenneté.

Mais, problème, le nouvel Etat algérien ne reconnaissant pas comme siens

les déboutés de la nationalité française, notamment les harkis,

le parlement français a voté en 1966 une loi stipulant que

les personnes non « saisies» par la loi algérienne pourraient conserver leur citoyenneté.

Quel intérêt dès lors de traumatiser Brigitte Abitbol pour déterminer de quelle manière

ses ancêtres sont devenus Français ? D’autant que, d’après l’historien Patrick Weil,

la ­quasi-totalité des 37 000 juifs algériens ont été naturalisés grâce au décret Crémieux.

 

En réalité, Brigitte Abitbol ne fait pas l’objet d’un harcèlement particulier.

Tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers sont victimes de ce zèle administratif.

En 1993, lorsque la carte d’identité papier a été remplacée par sa version informatisée,

l’administration en a profité pour donner un tour de vis.

Jusque-là, il suffisait, pour avoir de nouveaux papiers, de produire ceux qui étaient périmés.

«On renouvelait la carte d’identité sans vérifier. Notamment les effets des indépendances.

Or il s’avère que des gens n’ont pas conservé la nationalité française», explique Gloria Herpin, du Syndicat des greffiers de France. Désormais, pour obtenir une carte d’identité ou le nouveau passeport biométrique,

«il faut remonter jusqu’à la source de la nationalité .

Ensuite, on ­tire le fil, on regarde s’il n’a pas été coupé d’un coup de ciseaux :

indépendance du pays de naissance, mariage avec un conjoint étranger,

choix individuel de la personne», précise Gloria Herpin.

Certains Français originaires des anciennes colonies se sont vus ainsi brutalement

retirer leur nationalité ( Libération du 4 décembre 2006).

 

Violent.  Dans une chemise cartonnée, Brigitte Abitbol transporte des documents

 prouvant que ses ancêtres ont bien été Français.

Ainsi, des photos de ses deux grands-pères, l’un en uniforme de l’armée française, l’autre ceint

de son écharpe de maire de ­Laghouat - une oasis du Sud ­algérien où vivait la famille -,

une brochette de décorations, dont la Légion d’honneur, au plastron.

Cette affaire a réveillé chez elle une colère ­ancienne.

«Tout est ressorti», reconnaît-elle.

L ’échange avec les agents du tribunal a dû être particulièrement violent.

­Affirmant s’être fait «insulter gravement», la «dame de ­l’accueil»

a déposé contre elle une main courante au commissariat.

_____________________________________________________________

 

Cette photo me donne froid dans le dos ! Allons nous recommençer à tuer ceux qui sont différents de nous tant par la couleur, la religion, l'homosexualité, les moeurs, la politique , les handicapés et autres ????

 

 

" Dans ces fours crématoires, on alimentait le feu avec des bébés de moins de deux ans VIVANTS , car "ils contenaient beaucoup de graisse ; les cris des mères à laquelle on arrachait les bébés étaient plus terrifiants que les cris des bébés qui brulaient  vifs..."

------------------------------

Ecrits et propos recueillis par Christion Bernadac ( journaliste et écrivain ) auprès de déportés encore vivants et certains qui travaillaient au sonderkommando !

_______________________________________________________________

 

1941, 7 décembre: Décret "Nuit et brouillard"

----------------------------------------
Le décret "Nacht und Nebel" signé par le Maréchal Keitel prévoit la déportation pour tous les opposants ou ennemis du Reich. Ainsi les personnes représentant un danger pour la sécurité de l'armée allemande, les "NN" seront transférés et disparaîtront dans le secret absolu....

_______________________________________________

NUITS ET BROUILLARDS paroles et chanson de Jean Ferrat

_________________________________

Ils étaient vingt et cent
Ils étaient des milliers
Usés, maigres, tremblant dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battant
Ils étaient des milliers
Ils étaient vingt et cent

 

Ils se croyaient des hommes
Etaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dés que la mer tombe, il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais, plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure obstinément
Combien de tour de roue, d'arrêt et de départ
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir !

 

Ils s'appelaient Jean pierre, Natacha ou Samuel
Certains Priaient Jésus, Jehova ou Vishnu
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genou !

Ils n'arrivaient pas tous, à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus, peuvent ils être heureux
Ils essayent d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras, soit devenus si bleus

 

Les allemands, les guettaient du haut des miradors
La lune se taisait, comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chaire était tendre, a leurs chiens policiers

Vous me dites à présent que ces mots non plus courts
Qu'il vaut mieux ne chanter, que des chansons d'amours

Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

 

Mais qui donc est de taille, à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez !

Vous étiez vingt et cent
Vous étiez des milliers
Usés, maigres, tremblant, dans ces wagons plombés

Qui déchiriez la nuit, de vos ongles battant

Vous étiez des milliers
Vous étiez vingt et cent