"Je regarde le monde où tout a bien changé Un monde où je voudrais ne pas être étranger Où l'on pourrait encore inventer la tendresse Où l'on pourrait défendre encore la madadresse"
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CATHY
- y a t-il autre chose dont tu voudrais parler ?
LAURA -
J’ai peur...Dis moi .......
Quelle est la bonne couleur, la juste religion
Celle qui serait normale où je pourrai grandir
Sans avoir à subir une quelconque répression ?
Dans mes livres d’histoire
J’ai lu bien des choses
Dans un autre pays, des peaux blanches ontchassé des peaux rouges
Puis les ont enfermés dans des camps qui étaient des enclos
Dans les champs de coton, les esclaves étaient noirs
Le noir était alors couleur du désespoir
Puis l’étoile jaune a jaillit sur les torses endoloris
On a parqué ces gens dans des camps à Varsovie ou Drancy
Pour les emmenés en masse vers un avenir qui n’existait pas pour eux
...Ce matin à coté de ma chaise d’école, il y a celle de Salina …
…vide…
Salina a la peau blanche mais ses parents sont « sans-papiers »
Est-ce une nouvelle couleur ? Une nouvelle religion ? Un délit ?
Hier la police a surgit pour l’emmener dans un pays qu’elle ne connaît pas
La maitresse a crié, les enfants ont hurlés, Salina... elle...pleurait
Je pensais qu'en FRANCE , on était libre et égaux et fraternels mais je vois qu’il n’en est rien …
Alors on nous a mentit ?
...Je regarde la chaise vide…
Demain, ce sera peut-être moi… je viens du Rwanda…
Mais je suis née ici !
J’ai peur, tu sais, J'AI PEUR !!!…
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Pierre:
- A chaque fois que je viens sur le blog de Cathy je te trouve triste.Tu es encore triste Laura?
laura:
- Oui Monsieur
Pierre:
- Appelle moi Pierre et tu peux me tutoyer tu sais.
Laura:
- Oui
Pierre:
- Pour que tu sois moins triste on va faire une ballade en bateau mouche mais en fin de journée tu verras; l'ile Saint Louis est magnifique au coucher du soleil et tu verras la lune s'assoir sur Notre Dame .Après on ira manger un morceau ,tient on ira dire bonjour à Madame la Tour Eiffel et si tu es encore triste on écoutera Hélène Grimaud au piano ...tu verras... tu seras moins triste.
Laura: Merci Pierre
" Si tu trembles d'indignation à chaque injustice, alors tu es un de mes camarades " (Ernesto Che GUEVARA)
Pour une fois dans mon blog : un article assez alarmant sur la politique et les politicars mais qui doit alarmer sur l'avenir de la religion juive ... ENCORE attaquée !!!
Furieuse. Courant juin, Brigitte Abitbol se présente à la mairie de Montreuil
pour faire refaire sa carte d’identité. Là, première surprise désagréable,
elle apprend que, comme tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers,
elle est astreinte à une procédure spéciale. Depuis 1994, en effet, l’administration
exige d’eux un certificat de nationalité.
«Déjà, le fait qu’on me demande de prouver ma nationalité m’avait contrariée mais bon, admettons.»
Elle s’enquiert alors auprès du greffier du tribunal d’instance, chargé de délivrer ce certificat,
des pièces à produire. Une liste imprimée lui est remise : actes de naissance de son père et de sa mère, acte de mariage de ses parents. Une mention manuscrite a été ajoutée : «acte de mariage religieux». Furieuse, Brigitte Abitbol se présente au tribunal d’instance avec les papiers demandés, sauf «l’acte de religion». Entre elle et la «dame de l’accueil», le ton monte. C’est Brigitte Abitbol qui raconte : «La loi c’est la loi, vous fournissez ce qu’on vous demande», lui aurait rétorqué l’agent. «Vichy, c’est fini. Je ne bougerai pas d’ici tant que vous ne m’aurez pas montré le décret qui dit que je dois fournir un acte de religion», répond Brigitte Abitbol. L’agent appelle la police.
«Deux gars baraqués arrivent. L’un me dit :
Vous [les juifs, ndlr], vous vous sentez toujours persécutés. Vous n’êtes pas les seuls à souffrir. »
Lorsque les policiers voient la liste des documents demandés par le tribunal, dont le fameux «acte de mariage religieux», ils s’adoucissent.
Le greffier, qui avait refusé jusque-là de se montrer, est convoqué.
Il maintient sa demande pour cause de «nom à consonance israélite».
«Je ne le fournirai jamais», répond Brigitte Abitbol.
«Vous n’aurez pas votre carte d’identité», lui rétorquent les agents de l’administration.
Ancien commissaire de police et président du Bureau de vigilance contre l’antisémitisme,
Sammy Ghozlan entend parler de cette affaire et vole au secours de Brigitte Abitbol.
Il saisit François Molins, procureur de la République du tribunal de grande instance de Bobigny.
Celui-ci lui répond que «suivant les instructions qui sont données [par] l’Ecole nationale des greffes,
spécialiste de la délivrance des certificats de nationalité, le greffe [de Montreuil] demande
effectivement aux personnes [nées en Algérie et portant un patronyme à consonance israélite]
la production [d’un acte religieux], au même titre que l’ensemble des collègues du département».
En vertu de quels textes, les juifs d’Algérie font-ils l’objet d’un traitement spécial ?
La réponse vient du Bureau de la nationalité au ministère de la Justice.
Comme tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers,
les rapatriés d’Algérie qui demandant un certificat de nationalité, qu’ils soient juifs ou non,
doivent d’abord apporter la preuve que leurs parents étaient Français.
S’ils portent un patronyme à consonance gauloise, l’enquête s’arrête là.
Si le greffier soupçonne un patronyme d’origine juive, les investigations se poursuivent.
Objectif : déterminer si ces personnes ont obtenu la citoyenneté française
grâce au décret Crémieux, qui en a fait des Français de plein droit,
à l’égal de leurs compatriotes non juifs, ou si elles relevaient d’un statut «de droit local»,
ce qui en faisait des citoyens français de seconde zone.
A l’indépendance de l’Algérie, en 1962, seuls les Français de plein droit ont conservé leur citoyenneté,
les autres, devant, pour rester Français, souscrire avant le 21 mars 1967
une déclaration «recognitive» de nationalité française.
Passé ce délai, ils ont perdu leur citoyenneté.
Mais, problème, le nouvel Etat algérien ne reconnaissant pas comme siens
les déboutés de la nationalité française, notamment les harkis,
le parlement français a voté en 1966 une loi stipulant que
les personnes non « saisies» par la loi algérienne pourraient conserver leur citoyenneté.
Quel intérêt dès lors de traumatiser Brigitte Abitbol pour déterminer de quelle manière
ses ancêtres sont devenus Français ? D’autant que, d’après l’historien Patrick Weil,
la quasi-totalité des 37 000 juifs algériens ont été naturalisés grâce au décret Crémieux.
En réalité, Brigitte Abitbol ne fait pas l’objet d’un harcèlement particulier.
Tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers sont victimes de ce zèle administratif.
En 1993, lorsque la carte d’identité papier a été remplacée par sa version informatisée,
l’administration en a profité pour donner un tour de vis.
Jusque-là, il suffisait, pour avoir de nouveaux papiers, de produire ceux qui étaient périmés.
«On renouvelait la carte d’identité sans vérifier. Notamment les effets des indépendances.
Or il s’avère que des gens n’ont pas conservé la nationalité française», explique Gloria Herpin, du Syndicat des greffiers de France. Désormais, pour obtenir une carte d’identité ou le nouveau passeport biométrique,
«il faut remonter jusqu’à la source de la nationalité .
Ensuite, on tire le fil, on regarde s’il n’a pas été coupé d’un coup de ciseaux :
indépendance du pays de naissance, mariage avec un conjoint étranger,
choix individuel de la personne», précise Gloria Herpin.
Certains Français originaires des anciennes colonies se sont vus ainsi brutalement
retirer leur nationalité ( Libération du 4 décembre 2006).
Violent. Dans une chemise cartonnée, Brigitte Abitbol transporte des documents
prouvant que ses ancêtres ont bien été Français.
Ainsi, des photos de ses deux grands-pères, l’un en uniforme de l’armée française, l’autre ceint
de son écharpe de maire de Laghouat - une oasis du Sud algérien où vivait la famille -,
une brochette de décorations, dont la Légion d’honneur, au plastron.
Cette affaire a réveillé chez elle une colère ancienne.
«Tout est ressorti», reconnaît-elle.
L ’échange avec les agents du tribunal a dû être particulièrement violent.
Affirmant s’être fait «insulter gravement», la «dame de l’accueil»
a déposé contre elle une main courante au commissariat.
Cette photo me donne froid dans le dos ! Allons nous recommençer à tuer ceux qui sont différents de nous tant par la couleur, la religion, l'homosexualité, les moeurs, la politique , les handicapés et autres ????
" Dans ces fours crématoires, on alimentait le feu avec des bébés de moins de deux ans VIVANTS , car "ils contenaient beaucoup de graisse ; les cris des mères à laquelle on arrachait les bébés étaient plus terrifiants que les cris des bébés qui brulaient vifs..."
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Ecrits et propos recueillis par Christion Bernadac ( journaliste et écrivain ) auprès de déportés encore vivants et certains qui travaillaient au sonderkommando !
---------------------------------------- Le décret "Nacht und Nebel" signé par le Maréchal Keitel prévoit la déportation pour tous les opposants ou ennemis du Reich. Ainsi les personnes représentant un danger pour la sécurité de l'armée allemande, les "NN" seront transférés et disparaîtront dans le secret absolu....
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NUITS ET BROUILLARDS paroles et chanson de Jean Ferrat
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Ils étaient vingt et cent Ils étaient des milliers Usés, maigres, tremblant dans ces wagons plombés Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battant Ils étaient des milliers Ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes Etaient plus que des nombres Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés Dés que la mer tombe, il ne reste qu'une ombre Ils ne devaient jamais, plus revoir un été
La fuite monotone et sans hâte du temps Survivre encore un jour, une heure obstinément Combien de tour de roue, d'arrêt et de départ Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir !
Ils s'appelaient Jean pierre, Natacha ou Samuel Certains Priaient Jésus, Jehova ou Vishnu D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel Ils voulaient simplement ne plus vivre à genou !
Ils n'arrivaient pas tous, à la fin du voyage Ceux qui sont revenus, peuvent ils être heureux Ils essayent d'oublier, étonnés qu'à leur âge Les veines de leurs bras, soit devenus si bleus
Les allemands, les guettaient du haut des miradors La lune se taisait, comme vous vous taisiez En regardant au loin, en regardant dehors Votre chaire était tendre, a leurs chiens policiers
Vous me dites à présent que ces mots non plus courts Qu'il vaut mieux ne chanter, que des chansons d'amours
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare
Mais qui donc est de taille, à pouvoir m'arrêter ? L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été Je twisterais les mots s'il fallait les twister Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez !
Vous étiez vingt et cent Vous étiez des milliers Usés, maigres, tremblant, dans ces wagons plombés
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez !
Vous étiez vingt et cent
Vous étiez des milliers
Usés, maigres, tremblant, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit, de vos ongles battant
Vous étiez des milliers
Vous étiez vingt et cent