Se parler à soi-même ! mais n'être jamais sur de ce que l'on avançe ! Car personne n'est parfait et il faut toujours se remettre en question alors... si je me suis trompée,, je compte sur vous pour m'aider à arranger ces écrits...Merci...
;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;La philosophie Par Cathy..................................
Des que l’enfant pousse son premier cri, il est quelqu’un d’unique et d’indépendant
(les larmes du ciel de C.Boyer)
Oh là là. Si tu me fais parler philo … Tu rentres sur un de mes territoires et alors il me faudrait toute une vie pour en parler.
La philosophie (contraire de la technocratie !) repose à base de toutes idées non préconçues, non religieuses …
Socrate en est mort d’ailleurs ! Il était accusé de corrompre la jeunesse, il enseignait sur les places publiques mais n’a jamais fait d’écrits. Platon, lui son élève, les a fait à sa place. Socrate poussait l’hypocrisie de ses interlocuteurs pour faire ressortir leur vraie personnalité, c'est-à-dire : leur propre idée. D’où l’adage : « connais toi toi-même » qui a été, à tort, attribué à Descartes. Ce dernier l’a repris ! Tout ces gens se sont battues pendant des siècles entre idées à base de religion et idées venant de l’individu lui-même, c'est-à-dire, ce que chacun trouve en soi-même pour être heureux. Il y a eu Deleuze, Sartre, Engels puis le fameux Nietzsche qui n’a rien écrit car mort de syphilis mais sa sœur a divulgué ses idées (merci à elle !) et des gens l’ont repris, Engels qui écrivait les discours avec Marx. « Manifeste du parti communiste ».
Quelques philosophes : Aristote, Paracelse, Descartes, Kant et bien d’autres ; d’où la philosophie des lumières. Il y a la logique dialectique de Hegel qui s’appuie sur le mouvement du devenir de l’univers à travers l’homme. Chaque homme qui pense par lui –même est un philosophe à sa base …
La critique virulente de la religion par Nietzsche se poursuit dans son affirmation que la religion engendre la peur, les tabous, et lient la peur de la vie et de la réalité chez l’homme, donc son désir de penser par lui-même …
Il affirme que l’être n’est pas « tout à fait », il n’est ni dieu, ni vérité établie mais « devenir » et donc création toujours renouvelée. Il se dépasse constamment. Enfin le projet nietzschéen : l’art s’élance à la recherche de l’être en un jeu infini … exemple : l’antéchrist
Freud le soutient en trouvant l’inconscient, ce que nous appelons le « surmoi », le « moi » étant l’homme à l’état brut, le « ça » la petite enfance (sans contrainte) et le « surmoi » donnant des interdits … Ces 3 réunis donnant un « je », qui se nomme éthique…
Viens de la philosophie, la théologie (croyances), puis la théologie est détrônée par la métaphysique.. Ensuite se développe les sciences humaines, la sociologie, l’ethnologie (Lévi-Strauss) la linguistique , etc… on trouve de nombreux penseurs notamment épistémologie (étude critique des sciences) et la logique.
Edward Bennett Taylor a repris l’animisme en la transformant en « panpsychisme » . Souvent les gens confondent animisme et sauvagerie .
De l’animisme sort le vaudou , du panpsychisme , que toute être végétal et animal a une âme psychologique développée . Taylor est encore très critiqué à notre époque …l’animisme étant la base de toute religion (concept de taylor)
En gros philosophe = penseur …
Je crois que j’ai fait le tour… ah oui, Deleuze , philosophe français ( 1925-1995) ; présentant la rationalité comme génératrice de contrainte :
Nietzsche et la philosophie , logique du sens , l’anti-oedipe
Si tu vas par là il y a la philosophie de base :
Éric cantonna lorsqu’il a vu Ribeiri ( futur Zidane) :
«Il n’y a qu’a passer le ballon et laisser la lumière briller »
Puis celle plus pensée :
« Je n’ai jamais souffert de la solitude , mais j’ai souffert de la multitude » ( (Friedrich Nietzsche)
Mais … Je me rapproche des idées d’engels … A 14 ans , j’ai dit à un étudiant en première année de fac « les livres sont une base que l’on te donne , les étudiants ne sont que des usines à ingurgiter car tes idées se forment après… » . A 13 ans , j’ai fait un exposé à la fac comme quoi Hitler , le dictateur avait commis des actes tels l’holocauste, la déportation, la solution finale , le génocide de plusieurs ethnies comme les juifs , tziganes , handicapées mentaux, homosexuels , anti-nazis . Que pour moi , ce n’était pas un homme mais un vulgaire prédateur et que c’est lui qui aurait du être gazé. » J’étais au stade lecture : tout les « Christian bernadac »
VOila maintenant si je me suis trompée quelque part dites moi le , tout ceci ressort de livres que j'ai lu ...
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EXTRAITS "Les larmes du ciel " (page 185/186)
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""Sur le chemin du retour, je dresse un bilan des quelques pages du livre de ma vie, celui que certains appellent leur route.
Je m’appelle Cécile, j’ai quatorze ans et deux mois, je suis en troisième, je passe un brevet que je suis sur d’avoir, je ne sais même plus si je suis un être humain et je veux devenir historienne…
Tout cela est ambigu, je suis ambiguë. Je me mets à rire, à rire
nerveusement. Je suis terriblement malheureuse et je me pose soudain une question stupide : quand serai-je une VRAIE petite fille ?
J’avais exposé une thèse sur « la civilisation », l’année dernière, pendant un de ces fameux « cours ». J’avais parlé des exactions de l’homme en particulier de l’holocauste durant la deuxième guerre mondiale , l’extermination du peuple juif, mais aussi le gazage et le génocide des tziganes, des homosexuels, des handicapés, des politiques, des noirs , enfin tout ceux qu’Hitler jugeaient « hors normes ».
Je m’étais passionné sur cette page de l’histoire en lisant tout les livres de
Christian Bernadac , ces livres étant des témoignages d’anciens déportés, donc étant vrais ! J’en concluais que certains hommes avaient failli à l’éthique du mot « civilisation » qui signifiait pour moi : respect des autres dans leur vie sociale, religieuse, intellectuelle ou culturelle.
Hors, aujourd’hui, j’apprenais que l’on avait bafoué tous les respects que j’avais énumérés, contre ma propre personne.
A cette époque, J’avais treize ans et j’accusais Hitler, de n’être pas un homme mais un vulgaire prédateur. J’accusais cet homme d’être psychopathe et j’affirmais que lui seul aurait du être gazé . Un grand tumulte s’en était suivi . Certains étudiants vociféraient, mais la jeunesse qui était en moi faisait que je n’avais aucune retenue sur les idées que j’exposais. J’étais restée sereine, refermant calmement mon « calepin des théories » .J’avais fait mon apologie de ce mot : civisme, qui est d’aider l’homme à obtenir toute liberté pour en faire un savoir positif…
Et pendant que j’exposais naïvement, mon savoir, mes théories, mes jugements, des médecins, m’espionnaient, notaient, épluchaient, analysaient mes dires. On retournait contre moi ce que je pensais de la conception du mot : civilisation..
Sur le chemin du retour, j’avance à petits pas, honteuse de m’être fait berner, honteuse d’être intelligente, honteuse de ne pas me sentir un être humain… Cet intellect inné devient littéralement une « tare » ""
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EXTRAITS "Les larmes du ciel" (l'étudiant)
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Dans la maison , tout est calme mais je dois faire le ménage en grand, mes devoirs et changer la litière du chat . C’est la dernière lubie de ma mère : une chatte angora,
_ « Pauvre bête, tu finiras comme mon Scotty ! »
Je ne caresse jamais ce chat, je ne veux pas m’y attacher, je ne veux plus donner ou recevoir d’amour, la peur d’être fragilisé un peu plus, une nouvelle déception entraînant cette fois ci ma perte de sentiments positifs.
La dernière séance de « cobaye humain » se passe un mois avant le brevet. Deux hommes viennent me chercher au collège avec une dérogation. Je suis furieuse ! Ils interromprent mes cours et je passe pour une bête curieuse au milieu de mes camarades. Dans l’amphithéâtre, je suis assise derrière le bureau du professeur. Je m’ennuie prodigieusement. Ces étudiants sont prétentieux. Je les compare à des lamproies, leur bouche faisant une transcription littérale de leurs livres. Pas un, n’émet ses propres idées. Non, il est plus facile de penser « à travers » les autres. Je commence à m’énerver sérieusement, alors, pour me calmer, je me mets à dessiner sur mon « calepin des théories ». Soudain, l’un des étudiants me hèle et m’apostrophe d’un ton ironique :
_ « Eh toi ! La petite, ne trouves tu pas que Socrate était un grand homme ? »
« Petite » est le seul mot qui m’atteint et me vexe. Je suis petite et je n’ai pas besoin qu’on me le rappelle. Le regard goguenard du jeune homme et le mot tabou fait monter en moi une colère sous-jacente mais j’ai pris l’habitude de cacher mes sentiments, aussi je le toise pendant dix secondes et froidement je rétorque :
_ « Tu trouves les théories de Socrate formidables et j’en convient. L’année prochaine, tu étudieras Platon qui est un de ses disciples et tu diras :
Socrate est un imbécile car mourir pour des idées est ridicule.
Quel stupidité d’avoir bu la ciguë tranquillement en s’entretenant de l’immortalité de l’âme avec ses disciples ! Mais tu ne réfléchiras pas que grâce à lui , Platon, Aristote et tout les autres philosophes qui suivent, pourront dévoiler ouvertement et par écrits leur dialectique. Car Socrate était accusé de corrompre la jeunesse mais tous les autres philosophes ont basés leurs idées sur la sienne. Alors toi, l’étudiant en philosophie, d’après tout ce que tu as appris par cœur dans ton livre, quelles sont TES propres idées ? »
Le jeune homme est décontenancé, les autres rient et je suis debout les deux mains posées à plat sur le bureau, essoufflée par le discours que je viens de tenir. Je me rassoie mais il me relance agressivement. Je l’ai vexé devant ses copains.
_ « Mes idées ne te regardent pas mais il y a une chose de sure. Quand j’aurai fini mes études, j’aurai un diplôme et toi le petit génie, où seras-tu ?
Es tu sur de faire des études ? Tu ne sais pas ce que l’avenir te réserve ! »
Je rétorque aussitôt :
_ « Tu auras un diplôme, les idées des autres et une verve d’orateur avec pleins de dialectiques dans la bouche, qui ne seront pas les tiennnes. Mais cela te rendras t’il tu plus heureux ?
Moi, je ne sais pas ce que l’avenir me réserve mais j’aurai mes propres idées , celles que je me serai forgée et non pas celles des autres parce que je me sert aussi de mes yeux, de mes oreilles, de mon cœur . La réalité n’est pas dans les livres ! C’est juste une base de départ que l’on te donne.
Ces écrits t’aident à développer ton intellect, c’est tout ! Puis tes idées se développent, tu te forges un caractère, et tu deviens « toi », quelqu’un d’unique ! Et puis… Et puis il y a les sentiments. Les sentiments ne s’apprennent que dans tes émotions, ta sensibilité, dans ta vie passé, présente, future. Etre intelligent, avoir un beau langage ou même un diplôme ne servent à rien si tu es malheureux. Je crois qu’il faut chercher d’abord, son propre bonheur. Je crois que c’est aussi une sorte de philosophie, non ? »
Dans la grande salle, le silence est total. Tout le monde réfléchis .Ce discours m’a rendu triste, « chercher son bonheur », Je prône des théories que je n’applique même pas sur moi !
C’est pourquoi, je décide dorénavant de chercher le mien. Je ne veux plus que les autres s’ingèrent dans mon intimité, dans mes pensées ou même décident de mes choix.
Je sorts de mes songes en entendant la voix grave du professeur qui demande à l’étudiant de me ramener jusqu’au collège. La honte d’avoir blessé ce jeune homme, fait que je me sens mal dans ma peau. Je n’avais pas à lui imposer mes théories, c’était de l’orgueil. J’avais, en quelque sorte essayé de le réformer.....
Catherine Boyer = http://catherineboyer.theatre-contemporain.net