Qu'y a t-il au fond de toi ?

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lundi, janvier 14 2008

POEMES EN FRANCIEN

 

 

 

POUR LAPLUME QUI ME DEMANDAIT CE QU'ETAIT LE

 "FRANCIEN "

 

Ballade de bon conseil de Rutebeuf

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Hommes failliz, bersaudez de raison,
Desnaturez et hors de congnoissance,
Desmis du sens, comblez de desraison,
Folz abusez, plains de descongnissance,
Qui procurez contre vostre naissance,
Vous subzmettans a detestable mort
Par lascheté, las! Que ne vous remort
L'orribleté qui a honte vous maine?
Voyez comment maint jeunes homs est mort
Par offenser et prendre autruy demaine.

Chascun en soy voye sa mesprison!
Ne nous vengons, prenons en pacïence:
Nous cognoissons que ce monde est prison
Aux vertureux franchis d'impacïence.
Batre, rouiller, pour ce n'est pas scïence;
Tollir, ravir, piller, meurtrier a tort:
De Dieu ne chault, trop de verité se tort
Qui en telz faitz sa jeunesse demaine,
Dont a la fin ses poins doloreux tort,
Par offenser et prendre autruy demaine.

Que vault piper, flater, rire en trayson,
Quester, mentir, affermer sans fïance,
Farcer, tromper, artifier poison,
Vivre en peché, dormir en deffïance
De son prouchain sans avoir confïance?
Pour ce conclus: de bien faisons effort,
Reprenons cueur, ayons en Dieu confort;
Nous n'avons jour certain en la sepmaine.
De noz maulx ont noz parens le ressort,
Par offenser et prendre autruy demaine.

Vivons en paix, exterminons discort;
Ieunes et vieulx, soyons tous d'ung accort:
La loy le veut, l'appostre ramaine
Licitement en l'epistre rommaine.
Ordre nous fault, estat ou aucun port.
Nottons ces poins, ne laissons le vray port,
Par offensser et prendre autruy demaine.

 

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POUR ROSA ET BOB  (en francien)

 

Ballade des dames du temps jadis

 

Dites moy ou, n'en quel pays
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, né Thaïs
Qui fut sa cousine germaine,
Echo parlant quand bruyt on maine
Dessus rivière ou sus estan
Qui beaulté ot trop plus qu'humaine.
Mais ou sont les neiges d'antan?
Qui beaulté ot trop plus qu'humaine.
Mais ou sont les neiges d'antan?

Ou est très sage Hélloïs,
Pour qui chastré fut et puis moyne
Pierre Esbaillart a Saint Denis?
Pour son amour ot ceste essoyne.
Semblablement, ou est royne
Qui commanda que buridan
Fut geté en ung sac en Saine?
Mais ou sont les neiges d'antan?
Fut geté en ung sac en Saine?
Mais ou sont les neiges d'antan?

La royne blanche comme lis
Qui chantoit a voix de seraine,
Berte au grand pié, Bietris, Alis
Haremburgis qui tient le Maine,
Et Jehanne la bonne Lorraine
Qu'Englois brûlèrent a Rouen;
Où sont ils, ou Vierge souveraine?
Mais où sont les neiges d'antan?
Où sont ils ou Vierge souveraine?
Mais où sont les neiges d'antan?

Prince, n'enquérez de sepmaine
Ou elles sont, ne de cest an,
Qu'a ce refrain ne vous remaine:
Mais ou sont les neiges d'antan?
Qu'a ce refrain en vous remaine;
Mais ou sont les neiges d'antan?

jeudi, septembre 6 2007

PARC'QUE

070905solitude.jpg Poème dédié à mes grand-parents...et à tous les grand-parents ....

"TANT D'AMOUR SE RECHERCHE , SE TROUVE A COTé " (pour tous les orphelins de l'amour de C.B.)

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PARC'QUE.......

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D’abord…il ‘y a la vieille qui râle et qui gémit

Elle m’plaint qu’j’suis qu’un pauv’gosse
 
Mais qu’tout ça va changer, qu’tout ça, va s’arranger

Parc’que j’en ai bavé et que j’ai assez d’bosses

Qu’elle m’tricote une écharpe, parc’qui fait froid ici
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Pi y’a le vieux qui ronfle, qui souffle comme un cochon

Ca fait un bruit d’tempête et ça pue l’intestin

Son ventre y bouge sans cesse, comme un accordéon

Y dit qu’c’est la vieillesse, et qu’ c’est l’début d’la fin

Parc’qu’y a eu une  jeunesse mais qui faut pas être con
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Mon nez contre la f’nêtre, j’observe les oiseaux

J’voudrais bien être comme eux m’envoler dans le ciel

Mais pas aller trop haut, trop haut c’est  disparaître

C’est pas mon truc à moi, j’veux pas être une étoile

Parc’que j’ai peur du vide, du vide qui engloutit
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Pi y a la dame qui vient, voir si chui bien ici

Alors la vieille elle cause ! Elle cause sans s’arrêter
 
Sa bouche n’en finit pas, on dirait une pétoire

« Le gamin, y parle pas, y fait rien qu’des cauchemars

Y parle dans son sommeil mais on sait pas c’qui dit »
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Moi je veux pas parler. Et pi j’ai rien à dire

Tout l’monde parle à ma place, alors mes mots sortent pas

Parler ça sert à rien, rien qu’à t’faire des ennuis
 
Et pi je peux rêver, rêver c’est pas mourir !

La mort c’est dans la tombe, j’la vois tout les sam’dis
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L’matin, l’ vieux y  ronchonne, le nez dans son journal

« Y a rien qui va en France, les gens y s’tirent dessus

Les gens qu’ont fout dehors parc’qu’y sont pas comme nous

Pi toutes ces guerres partout, le monde est d’venu dingue »

Mais quand l’vieux y m’regarde, ses yeux zont un air doux
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Moi, j’comprends pas grand-chose.  C’est p-tête que j’ai sept ans

« Des gens qu’sont pas comme nous ». Pour moi, ça veut rien dire

« Comme nous »…  ca veut rien dire parc’ que j’suis différent

C’est c’qu’on m’dit à l’école parc’ que j’ai pu d’parents
 
C’est moi qui suis p’tête dingue, parc’ que j’veux plus pleurer
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J’aime les bruits du silence mais pas tous ceux  qu’on croit
 
C’ ui du chat qui ronronne quand y s’frotte contre moi

Pi les patates qui couinent sous le vieil économe
 
La gamelle qui chuchote en cuisant pour l’midi
 
Parç’que ça sent la soupe et puis l’amour aussi
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Quand on mange, c’est pareil, la bouche dans la gamelle

Les vieux, je les regarde… parc’qu’ils me font marrer
 
A grands coups de cuillères, je les vois s’empiffrer

Lui y crache dans l’assiette, il dit qu’ca porte bonheur

Et la vieille, elle…elle.. elle pète, elle dit qu’c’est qu’elle dégaze
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Après ils rotent ensemble, c’est qu’c’est pour digérer
 
Mais moi, je suis pas dupe, j’pense qu’c’est les bruits du corps

Et pi les bruits d’la gorge et pi pt’ êtes ceux du cœur

Parc’que après la bouffe, parc’ que j’ai bien mangé

Y a toujours un dessert, et ca c’est du bonheur
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Mais j’peux pas m’exprimer, même pas avec mes yeux

Je veux pas m’attacher, pas même avec ces vieux

Ca sert à rien d’aimer, demain j’srai p’tetre aut’part

Je change tout l’temps d’famille, demain j’srai p’t’etre parti

Y parait qu’j’suis trop bête, les gens ça les agace
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Mais si je reste ici, un jour p’t’etre, j’s’rai capable

D’écrire un mot gentil, parc’ que j’suis pas méchant

Et pi ces vieux, j’les aime malgré tous leurs défauts

C’est le seul sentiment que j’peux pas m’ empêcher,
 
Parc’ que, eux ils comprennent sans que j’ai a parler

Et’y a qu’ les mots du cœur qu’on peut pas expliquer

Parc'que les mots d'la gorge ... Y servent qu'à sangloter .............

Parc’ que… parc’ que…

Catherine Boyer....

dimanche, juin 24 2007

PEUR...

 

 

 

 

PEUR...

Je suis là seule ... debout ...prostrée dans mon immobilité ...regarde la mer ...au loin...

Je dois franchir le pont... je dois franchir ce pont

Je ne peux pas...

Jamais vu la mer mais je l'imagine ...calme ...tranquille douce...

J'ai peur de l'eau ...je sais nager...mais je me noie sans cesse...

 

...

 

L'océan m'a dit  :

- Viens viens !

Je cours et je m'envole vers lui ...les pieds dans l'eau ... sensation de bien-être ...

Mais d'un coup , la vague rugissante m'envahit , menaçante ...

Yeux équarquillés , coeur en croix , bouche ouverte ...pétrifée de terreur

La marée mugissante hurle à tout vent

- Vat-en , VAT-EN !

 

Alors , je reste là ... seule avec ma peur

La peur que la mer me rejette... Elle aussi ...elle aussi...

 

  

 

 

 

 

 

 

mardi, mars 6 2007

LES NON-DITS...

 

ERIC...

LES NONS-DITS...

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Ne pas te dire que je ne t’aime

Ne pas tenir de ne pas dire

Ne pas prier que ne revienne

Ne pas nier que ne pas manque

Ne pas crier mes désespoirs

Ne pas laisser mon cœur en planque

Ne pas penser de ne te voir

Ne pas pleurer de ton absence

Ne pas briser mes doigts glacés

Ne pas vider de mon essence

Ne pas broyer mes illusions

Ne pas te dire que ne pas vivre

Ne pas te dire que ne pas meurt …

Mais crier … revient … revient…

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LES OUIES DIRE ...

Une par une, ils éteignent les lumières
Bientôt deux heures, le bar va fermer.
Faut que je parte, mais j'ai pas envie de rentrer,
Et de retrouver une chambre solitaire.

Je traîne un peu dans la ville endormie,
Les rues finissent par se ressembler,
Derrière les fenêtres il y a des morceaux de vie
Que je croyais avoir oubliés.

Mais je ne perds pas espoir
Je sais qu'on se reverra
Je veux encore y croire
Ailleurs, une autre fois.

Demain sera encore une fois le même jour,
D'une banalité sans relief ni consistance.
Avec peut-être un peu d'amitié mais sans amour,
Et la fin de la journée sera comme une espérance.

J'irai retrouver mes copains au bar du coin de la rue,
On jouera peut-être le disque de notre chanson,
Une bouffée d'amertume que je n'ai pas entièrement bue
Et qui me donne toujours des frissons.

Mais je ne perds pas espoir
Je sais qu'on se reverra
Je veux encore y croire
Ailleurs, une autre fois.
Ailleurs, une autre fois.

PASCAL

lundi, mars 5 2007

SI LOIN MAIS SI PRES...

Qu’il est loin ton pays, qu’il est loin …

Cette chanson de Nougaro, je la fredonne, pieds nus sur le sable, mains dans les poches de mon jean usé par le temps.

Mes yeux se perdent dans l’infini de l’horizon, cherchant à capter l’inconnue de part delà la mer …

Cette femme que je connais si bien et pourtant étrangère …Echanges infinis de propos épistolaires, qui me sonnent à l’oreille comme un immense écho de mon âme amère.

Si loin et si près…

Écrits épiques, brechtien, où les mêmes pensées, les sentiments communs sur la vue d’une vie, sordide et maladroite, ont réunis deux âmes séparées par une étendue d’eau.

Les larmes ont le la même saveur sur la peau blanche ou mate .Et d’un pays à l’autre, c’est la même pensée..L’une écrivant, l’autre comprenant, et le sens et la portée des mots. Mots qui s’envolent comme des colombes au-delà des frontières

Si loin et si prés …

Différentes et si proches, face à la stérilité des propos salaces, aux regards venimeux des envieux et des lâches … La même vision du monde … Un monde qui se meurt dans sa propre bêtise…

Si loin et si près…

Se connaître sans se voir, se voir et l’une et l’autre, par des mots couchés sur la feuille. Souffrir ensemble au prix d’une semblable solitude. Et je crie : « seule, seule au milieu des autres » Sa voix je la reçois comme une immense joie … « la solitude est nécessaire à ta souffrance ».

Si loin et si près …

Je tombe à genoux, devant cette mer si calme qui apaise mon âme. De l’autre coté de l’horizon, je sais qu’elle entendra mon cœur …Ma sœur de douleur en mon esprit s’installe …Moi, moi, qui te parle de l’autre bout du monde, dis moi ta solitude et je là transcrirai…

Si loin et si près….

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