Qu'y a t-il au fond de toi ?

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vendredi, avril 6 2007

Navigation dans le milieu artistique...

LE PETIT BATEAU

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J’errais parmi les livres puis un jour, je rencontrais Socrate qui me dit :

 - « connais toi, toi-même »

Il me donna un petit radeau et le souffle des zéphyrs m’emporta dans un milieu magique : le monde artistique. Je me mis à ramer si fort, que ma progression fut vertigineuse, je n’avais d’autres ambitions que naviguer dans ces lieux artistiques. A chaque escale, j’apprenais et plus j’apprenais, plus j’avais soif de connaissances. Sculpture, chorale, peinture, j’abordais tout avec curiosité et bonheur. Ma force s’accrut et en même temps ma puissance mentale. Un jour, que je me promenais tranquillement, je remarquai que mon radeau était devenu une petite barque. Lorsque j’abordais l’escale théâtre, ce fut une explosion à la vie et je décidais de jeter mon ancre pour y rester tant que mes jambes me tiendraient debout. Puis je pris une petite maison où je trouvais du papier et de l’encre et là je me mis à écrire. Les mots semblaient s’envoler comme des notes de musiques, pareils à un feu d’artifice. Lorsque j’écrivais, le requiem en ré mineur de Mozart me taraudait les oreilles. Je me sentais en pleine ataraxie.

Je repris la mer, cherchant le savoir des spectacles pour mieux visiter le savoir « théâtre » et retourner dans ma maison que j’appelais « bazar »

Malheureusement, à force de ramer si fort, j’avais heurté un gros paquebot. Je m’étais excusé du mal que j’avais causé mais le paquebot ne l’entendit pas de cette oreille et ne cessât de me harponner pendant deux ans. C’était de petits coups de harpons qui me brisaient là où se trouvaient mes fragilités.

Puis un jour, je coulais… Dans ma noyade, mes pensées premières furent : - Je ne veux plus rien avoir à faire avec les milieux artistiques, le voyage est fini pour moi. Puis Descartes m’interpella :

-Eh ! N’oublies pas ça : « je suis, donc j’existe »

Et ma propre voix continua : « tu es un phénix ». Alors je tapais du pied pour reprendre mon souffle mais le paquebot était plus fort que moi. Marivaux et deux de ses paquebots me sortirent de l’eau. J’étais à bout de force mais en fait , c’était l’humanité, les ressources des êtres humains que j’avais rencontré, et sans eux, je ne serais plus en vie.

Depuis , j'ai un petit moteur à mon bateau... -----------

 Catherine Boyer PUBLIE PAR " RUE DES AUTEURS" le 29-03-2007 (Magazine)

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Bonjour E....... C........

 

L'article que vous nous avez soumis a été publié.

 

Titre : Petit bateau ramant dans le<monde artistique URL : http://www.ruedesauteurs.com/modules/magazine/article.php?storyid=340

Publié le : 29/3/2007 19:06

 

Rue des Auteurs - écriture, édition, conseil littéraire

 

 

dimanche, novembre 5 2006

ECRIRE ...c'est ressentir...

ECRIRE C’EST »RESSENTIR »

Lorsque j’écris ? Je disparais. Je ressent un tel bien être, une telle énergie, une telle puissance que j’ai l’impression que je me nourris. J’aime les mots, je les vénère, je me mets à leur service. Je suis humble devant toute cette littérature française. J’adore écrire. Je respecte le plus petit mot au plus compliqué. J’écris avant tout pour moi. Je me fais plaisir. Si un jour je suis publiée, c’est que mes mondes ou mes idées plairont à d’autres. Je donnerais du plaisir aux autres ou bien je les ferai s’interpeller sur leur conscience, leurs propres valeurs morales, car que dire de ceux qui ne se posent jamais de questions ? En fait, je n’écris pas pour avoir un pouvoir ou pour étaler ma singularité au monde. « C’est moi que » ne m’intéresse pas à moins qu’il ne serve à d’autres … Sait-on jamais…

Lorsque je n’écris pas, je pense à ce que je vais écrire, à ce que je devrais écrire, à mes personnages imaginaires mais si je n’écris pas de longtemps, une tristesse, une mélancolie s’installe en moi. J’ai envie souvent de pleurer. C’est comme si je faisais une dépression… Je suis quand même étrange… De toute façon, je suis née comme ça, alors !

ECRIRE ... c'est creer...

ECRIRE C’EST CREER…

Avoir un pouvoir d’imagination tellement fort que l’on est obligé de le coucher sur le papier , de l’exorciser sur un tableau, et le garder pour soi, n’est-ce pas aussi de l’égoïsme ? Je suis perdue… Dans tous les cas, je ne trouve rien de bien satisfaisant. Laissez moi tous tranquille vous les biens pensants, les juges, critiques de toutes sortes. Vous, qui jugez sans faillir, vous qui êtes surs de ce que vous avancer sans autre procès. Vous qui ne pardonnez rien aux autres, parce que vous ne vous pardonnez rien à vous-même. Vous, les critiques, qui n’avez jamais de défaillances… Normal ! En général les « jugeurs »ne font que penser…Mais n’agissent jamais…

Si je dis tout haut ce que je pense tout bas cela ne va-t-il pas choquer la bienséance ? Oui, bien sur que oui ! J’écris, puis j’arrête d’écrire… Je suis en mal d’un autre monde. Un monde où je suis bien, un univers qui m’accueille sans questions, sans doutes, sans jugements. Un monde d’utopie certes mais dans ce monde je m’y sens bien. Quand j’écris, mon cerveau plane au dessus de mon corps. Je flotte…C’est là ma dichotomie.

SILENCE.QUINTESSENCE.TRANSE.MEDITATION.HUMILITE. ATARAXIE.PAIX.SERENITE

Ecrire, n’est pas travailler. Ecrire c’est créer. Ecrire c’est une évidence, un temps précieux où nul ne peut m’extirper. Je suis attirée par la feuille blanche comme un aimant par le fer.

SUR ORDINATEUR ? TRAITEMENT DE TEXTE ;

Je ne suis pas face à un écran, je suis face à un miroir d’eau. Je ne parle pas. Je vois mes personnages, bien distincts, je suis le metteur en scène. Ils n’ont pas forcement l’apparence des êtres humains tels que nous les concevons … Ils bougent, ils vivent, ils sont tristes ou attendrissants mais pour moi, ils sont toujours vivants. Ils ont leurs qualités, leurs défauts, ils se posent des questions, ils se trouvent des solutions. Parfois ils dérapent mais ça n’est pas bien graves car je leurs suggèrent des solutions et ils repartent à l’assaut du monde que je glisse sous leurs pieds. .. Je « suis » le texte, je « suis » mes personnages. Je suis un sculpteur de « personnalités multiples ». Pour certains, je ne suis pas normale, c’est sur… Mais laissez moi dans mon « anormalité » j’y suis bien . Marginale ? Peut-être… Cela ne me dérange aucunement. Cela dérange les autres qui veulent journellement me faire la morale, me réformer, me remettre « dans le droit chemin » comme ils disent… Or je n’ai rien demandé, je veux juste être moi… Je suis juste une battante lorsque je dois survivre aux ambitieux, aux prétentieux, aux « pauvres- non-riches -du -cœur » Il y en a même qui s’autorisent à penser à ma place. Ceux là me font rire. Je me gratte la tête et je fais comme eux :

_ Tient ! Aujourd’hui, je vais m’autoriser à penser qu’elle devrait…

On appelle ça des technocrates ! Et ça existe hein ! C’est même un métier ! Je ne connais rien au cinéma et je ne connais pas Nicole kildman ! Mais je connais Forrest Gump et je trouve que c’est le plus beau film que je n’ai jamais vu ! C’est le plus beau roman d’amour que l’on ait pu inventer, le plus pur ! Un innocent qui raconte sa vie d’innocent avec … Innocence ! Une vie comparée à une boite de chocolat. La vie c’est comme une boite de chocolat. Quand tu l’ouvres, tu ne sais jamais sur quoi, tu vas tomber…